UNE RÊVERIE SOLITAIRE COMME LIEU DE RESSOURCEMENT
En 1957, Gaston Bachelard écrit La poétique de l’espace,
« Loger partout mais enfermé nulle part »
Il y parle d’ UNE RÊVERIE SOLITAIRE COMME LIEU DE RESSOURCEMENT
Comment la poétique de l’espace de la maison permet-elle d’interroger ce que signifie le fait d’habiter quelque part et comment la rêverie peut-elle aider à mieux vivre dans un endroit contraint ?
De la poésie créatrice du grenier à la coquille protectrice, de la vertu des cabanes et des recoins, comment le fait de s’isoler est nécessaire pour se retrouver et pouvoir mieux s’ouvrir au monde ?
« Dans cette maison vous allez retrouver le sens de la HUTTE. »
La HUTTE, le mot, nous l’avons tracé au sol à St Joseph pour faire le penchant au toit investi par Les lézards bleus.
On y retrouve une philosophie à 2 versants comme le toit d’une maison, avec un visage tourné vers le dehors, l’espace, la physique et l’autre replié sur soi, à l’intérieur : la poétique de l’intime de la maison.
L’homme ne va pas tant penser que rêver
L’espace physique d’un rêveur
Le bonheur de bien habiter sa maison
Je ne vis pas dans l’incliné car dans l’incliné on n’est pas chez soi.
Plus on enferme le psychisme plus on le dynamise.
L’espace onirique
On habite oniriquement
Le prima de l’imagination sur la raison et la perception
On rêve avant de percevoir
Habiter oniriquement c’est retrouver cette rêverie primitive
Pour autant la maison réelle est aussi importante que la maison rêvée
La rêverie démarche active et passive dans la réception d’une atmosphère
Un état de rêverie
Nous renouvelons notre sensibilité et notre manière d’habiter un espace.

Un nid une coquille des recoins
C’est ce que nous avons cherché à la Marguerite avec une maison de rideaux étendus, une autre d’ocre comme une empreinte, une troisième perchée et les enfants qui ont couru partout pour nous montrer leurs cabanes cachées.
Sans elle l’homme serait un être dispersé. La maison est un grand berceau. L’être est une valeur.
La maison est notre coin du monde. Un coin, un recoin.
Elle est en nous autant qu’on est en elle.
Un lieu de bien-être.
La condensation de notre histoire avec nos maisons.
Aller retrouver l’onirisme dans notre maison du passé, de la maison natale.
Le recoin ou l’on s’est caché, retrouvé. Notre espace avec nous-même.
Pour rêver comme nous rêvions enfant.
C’est ce qui nous a été raconté aussi à St Michel, à travers les maisons de l’enfance qui venaient du monde.
Un climat, une ambiance, une atmosphère. De bien-être et de sécurité
La maison natale est physiquement inscrite en nous. Elle est un corps de songe.
La rêverie de la maison est incarnée, se plonge en nous.
On pourrait la comparer à un escargot
Être quelque part dépend de comment on a habité ailleurs. C’est une sédimentation du temps.
Un souvenir corporel de nos entrées et de nos sorties.
« On ne trouve pas l’espace, il faut toujours le construire. »
Un espace dynamique ouvert et toujours surprenant, habité par des tensions vécues comme se projeter entre dehors et dedans, entre haut et bas.
La coquille c’est un espace très défendu avec des vertus, la lenteur et la patience et l’art de construire.
Lieu de refuge sur le plan psychique tout en entendant la rumeur du monde mais aussi un lieu où l’on prémédite sa sortie.
Image d’un chien qui bondit de sa coquille.
Tout espace est dynamisé par une logique de concentration et d’expansion >>> la coquille et la flèche.
La joie d’habiter
La maison humaine et l’intérieur de la maison
L’armoire support de poésie
Au cœur des meubles l’espace de la poésie
Ouvrir l’armoire c’est ouvrir un monde
La maison des choses
Commande d’une maison avec de la terre pour qu’elle s’enracine et au bord du ruisseau pour être dans le ciel bleu. Une fenêtre étroite qui donne sur le dehors.
La recherche d’un graveur des chaumières.
Une part d’obscurité essentiel à la rêverie.
Le soin des choses qui habitent la maison est essentiel.
Un rêveur de la résistance.
Entre énergie et repos.
Trouver l’onirisme dans tous les gestes du quotidien en les arrachant du quotidien, de l’habitude. C’est ce qu’on a fait encore à l’immeuble Liberté, Fait du logis et baguettes magiques pour faire pousser un jardin des aromates et pouvoir mettre des bouquets de menthe dans les armoires.
Une promenade dans la pensée de Bachelard que vous pouvez retrouver ici en plus cousu
Épisode 1 : Comment s’en sortir sans sortir ?
France culture
09/011/2020